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13-01-2026
Se ferme:
01-01-2027
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La modélisation des dernières périodes interglaciaires est essentiellement basée sur des simulations climatiques à l’équilibre obtenues suite à la perturbation du climat préindustriel en modifiant le contenu atmosphérique en gaz à effet de serre et en prenant en compte les paramètres astronomiques associés à ces périodes (Holocène moyen : 6KaBP ; dernier interglaciaire : 127KaBP). De telles configurations, assez simples à mettre en œuvre, ont permis la mise en place de protocoles donnant un cadre commun aux simulations climatiques de PMIP (Paleoclimate Modeling Intercomparison Project). Ces nombreuses modélisations ont été associées à un énorme effort de synthèses de données marines, continentales et glaciaires, offrant la possibilité de comparer simulations numériques et reconstitutions de paramètres climatiques issus de ces proxies.
Dans ce stage, nous proposons d’intégrer un autre élément : la cryosphère. D’un interglaciaire à l’autre, la cryosphère ne se rééquilibre pas au même niveau, ce qui se traduit par un niveau marin différent de celui de notre propre interglaciaire.
La prise en compte de ce dernier élément a rarement été quantifiée, mais pour le dernier interglaciaire, en utilisant le même protocole simplifié pour considérer la remontée du niveau marin, ses conséquences sur le climat global sont loin d’être négligeables.
Or, pour notre propre interglaciaire, la remontée du niveau marin à l’échéance de la fin de ce siècle (2100) ou du 23e siècle pourrait atteindre 1 à 10 mètres respectivement. Dans ce stage, nous proposons d’étudier les conséquences d’une telle remontée du niveau marin sur les simulations du climat.
Cette analyse basée sur des simulations longues du modèle de l’IPSL CM6-LR sera comparée aux résultats d’un autre GCM ayant mis en place le même protocole pour la prise en compte de la remontée du niveau marin. De plus, elle permettra l’étude de l’impact de cette remontée dans deux contextes interglaciaires différents : le précédent interglaciaire et le nôtre. Il s’agira essentiellement d’analyser l’impact du GMSL sur la dynamique atmosphérique et océanique dans des simulations existantes et de comparer la réponse du modèle IPSL-CM6 à celle du modèle norvégien NorESM-F1. Cette analyse pourra également être comparée à celle obtenue pour le précédent interglaciaire.
Le stage de six mois se déroulera au LSCE et en association avec le LMD.